Posté par Pascal Ollivier
Le 8 mars 2026 à 13h57min

Rôle de FIGARO (Le Barbier de Séville de Beaumarchais)

Il s’agit d’une reprise de rôle. Nécessité d’apprendre rapidement son texte, d’avoir une technique scénique affirmée, pour être prêt en mai 2026.

Pièce déjà programmée depuis février (et à minima jusque mi juillet), dans un théâtre parisien quartier des grands boulevards. Grand plateau, jauge de 90 places, très bon accueil public. Une dizaine de dates à assurer dans cette salle de mai à mi-juillet.

Rôle exigeant et nécessitant une expérience théâtrale certaine du répertoire classique et de comédie. Le comédien devra être rigoureux, ponctuel et assidu.
Age apparent entre 25 et 40 ans. Taille : entre 160 cm et 185 cm.
Les répétitions se déroulent le vendredi de 18 h à 20h30 à Champigny-sur-Marne (RER A Joinville le pont) et sur certains créneaux en week-end à Paris au théâtre.

Il n’y a pas de rémunération pour ces représentations ne dégageant pas de bénéfices.

Mais, possibilité de représentations auprès de scolaires et d’autres publics… permettant rétribution. Pour les représentations scolaires : disponibilité nécessaire certains vendredis en journée.

Si vous êtes intéressés et correspondez aux critères, adresser :
 un CV artistique,
 une photo en pied et en portrait,
 Une vidéo avec lecture des passages ci-dessous.
Nous ne répondrons pas aux mails sans vidéo.

Envoyer Mail avec l’objet : AUDITION FIGARO

Deux scènes en vidéo :

Soyez pétillant, vif, impertinent et pertinent. Figaro a de la profondeur mais jamais au détriment de la légèreté. Bref amusez vous et amusez nous !
 
Merci d’adresser votre vidéo par wetransfer ou swisstransfer directement à l’adresse mail ci-dessous :
parentheseecarlate gmx.fr
 
Délai pour la vidéo ?… le plus rapidement possible.
 
Extrait 1 Acte I scène1 (A faire sur l’air de votre choix, mais en chantant les parties rimées)
Figaro
"Bannissons le chagrin, Il nous consume :
Sans le feu du bon vin, Qui nous rallume ;
Réduit à languir, L’homme erre sans plaisir
Vivrait comme un sot, Et mourrait bientôt.« Jusque-là ceci ne va pas mal, hein, hein. »Et mourrait bientôt. Le vin et la paresse
Se partagent mon cœur."
Je voudrais finir par quelque chose de beau, de brillant, de scintillant, qui eût l’air d’une pensée.
(Il met un genou en terre et écrit en chantant.)
"Se partagent mon cœur.
Si l’une a ma tendresse…
L’autre fait mon bonheur.« Fi donc ! c’est plat. Ce n’est pas ça… Il me faut une opposition, une antithèse : »Si l’une… est ma maîtresse, L’autre…
Et parbleu j’y suis
L’autre est mon serviteur."
Fort bien, Figaro !…
He, he, quand il y aura des accompagnements là-dessous, nous verrons encore, Messieurs de la cabale, si je ne sais ce que je dis. (Il aperçoit le comte.) J’ai déjà vu ce quidam là quelque part.

Extrait 2 (Même scène, mais partie dialoguée avec le Comte (faire les deux voix ou trouver une réplique)
Le Comte
Oh grâce ! grâce, ami ! Est-ce que tu fais aussi des vers ? Je t’ai vu là griffonnant sur ton genou, et chantant dès le matin.
Figaro
Voilà précisément la cause de mon malheur, Excellence. Quand on a rapporté au ministre que je faisais, je puis dire assez joliment, des chansons, que j’envoyais des énigmes aux journaux, qu’il courait des Madrigaux de ma façon ; en un mot, quand il a su que j’étais imprimé tout vif, il a pris la chose au tragique, et m’a fait ôter mon emploi, sous prétexte que l’amour des lettres est incompatible avec l’esprit des affaires.
Le Comte Puissamment raisonné ! et tu ne lui fis pas représenter…
Figaro
Je me crus trop heureux d’en être oublié ; persuadé qu’un grand nous fait assez de bien, quand il ne nous fait pas de mal.
Le Comte
Tu ne dis pas tout. Je me souviens qu’à mon service tu étais un assez mauvais sujet.
Figaro
Eh mon Dieu, Monseigneur, c’est qu’on veut que le pauvre soit sans défaut.
Le Comte
Paresseux, dérangé…
Figaro
Aux vertus qu’on exige dans un domestique votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d’être valets ?
Le Comte, riant.
Pas mal. Et tu t’es retiré en cette ville ?
Figaro
Non pas tout de suite.
Le Comte l’arrêtant.
Un moment… J’ai cru que c’était elle… Dis toujours, je t’entends de reste.
Figaro
De retour à Madrid, je voulus essayer de nouveau mes talents littéraires ; et le théâtre me parut un champ d’honneur…
Le Comte
Ah miséricorde !
Figaro
En vérité, je ne sais comment je n’eus pas le plus grand succès ; car j’avais rempli le parterre des plus excellents travailleurs ; des mains comme des battoirs ; j’avais interdit les gants, les cannes, tout ce qui ne produit que des applaudissements sourds. Mais les efforts de la cabale…
Le comte.
Ah ! la cabale ! Monsieur l’auteur tombé !
Figaro
Tout comme un autre : pourquoi pas ? Ils m’ont sifflé ; mais si jamais je puis les rassembler…
Le Comte
L’ennui te vengera bien d’eux ?
Figaro
Ah ! comme je leur en garde ! morbleu !
Le Comte
Ta joyeuse colère me réjouit. Mais tu ne me dis pas ce qui t’a fait quitter Madrid.
Figaro
C’est mon bon Ange, Excellence, puisque je suis assez heureux pour retrouver mon ancien maître. Voyant à Madrid que la république des lettres était celle des loups, toujours armés les uns contre les autres, et que livrés au mépris où ce risible acharnement les conduit, tous les insectes, les moustiques, les critiques, les envieux, les libraires, les censeurs, et tout ce qui s’attache à la peau des malheureux gens de lettres, achevait de déchiqueter et sucer le peu de substance qui leur restait ; fatigué d’écrire, ennuyé de moi, dégoûté des autres, abîmé de dettes et léger d’argent ; à la fin convaincu que l’utile revenu du rasoir est préférable aux vains honneurs de la plume, j’ai quitté Madrid ; et, mon bagage en sautoir, parcourant philosophiquement toute l’Espagne jusqu’à l’Andalousie ; accueilli dans une ville, emprisonné dans l’autre, et partout supérieur aux évènements ; loué par ceux-ci, blâmé par ceux-là ; aidant au bon temps, supportant le mauvais ; me moquant des sots, bravant les méchants ; riant de ma misère et faisant la barbe à tout le monde ; vous me voyez enfin établi dans Séville, et prêt à servir de nouveau Votre Excellence en tout ce qu’il lui plaira m’ordonner.
Le Comte
Qui t’a donné une philosophie aussi gaie ?
Figaro
L’habitude du malheur. Je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer. Que regardez-vous donc toujours de ce côté ?
Le Comte
Sauvons-nous.
 Figaro
Pourquoi ?
 Comte
Viens donc, malheureux ! tu me perds."

A bientôt !

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