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Pratiques collectives amateurs dans les musiques populaires (Etude FEDELIMA 2020)

Par Sonia Leplat, le 11 juin 2024.

Les Pratiques collectives dans les musiques populaires. Étude 2020 de la FEDELIMA (Fédération des lieux de musiques actuelles)

Synthèse
De nombreuses Ă©tudes statistiques le montrent, la musique est la première pratique artistique des Français. Expression personnelle et/ou collective qui permet de se rendre acteur et non pas seulement consommateur de culture, la pratique musicale en amateur fait Ă©cho aux droits fondamentaux de l’homme : toute personne a le droit
de participer Ă  la vie culturelle.

Et ce sont bien les personnes qui pratiquent en amateur qui sont au cĹ“ur de cette Ă©tude. Mais qui sont-elles ? Cette question qui sous-tend le premier volet de cette publication tient Ă  la volontĂ© d’actualiser la perception de ces musiciens et musiciennes et de mieux connaĂ®tre leurs parcours et leurs pratiques. Quels instruments, quels styles
de musique pratiquent-ils ? Ă€ quelle frĂ©quence ? Pourquoi ! ? Dans quels lieux ?
Autant de questions qui ont été posées en entretiens collectifs à plus d’une centaine de personnes, en complément d’une enquête en ligne à laquelle 1 300 musiciennes et musiciens ont répondu. Ce travail de recherche a permis d’affiner les représentations des pratiques collectives et volontaires en amateurs et de rendre visibles les artistes qui s’y adonnent.

Dans sa seconde partie, cet ouvrage donne la parole Ă  diffĂ©rents rĂ©seaux, partenaires, fĂ©dĂ©rations, lieux et Ă©quipes qui accompagnent au quotidien ces pratiques des musiques populaires. Quels sont les liens, les enjeux, les principes d’actions qui relient ces structures aux musiciens et musiciennes qui font le choix de s’investir dans une pratique musicale, le plus souvent collective, en amateur ? Quels rĂ´les jouent les lieux dĂ©diĂ©s aux musiques actuelles et populaires dans l’accompagnement des personnes vers des pratiques artistiques Ă©mancipĂ©es et auto-organisĂ©es ?

Enfin, cette étude tend à élargir nos perspectives d’appréhension de ces pratiques collectives au regard de l’exercice des droits culturels. En effet, c’est l’affirmation de l’existence des musiciens et musiciennes amateurs ou de leur expression personnelle dans un espace de socialisation, d’échanges ou de négociation entre personnes qui se joue également ici. Autrement dit, ces pratiques musicales en groupes sont autant d’expériences d’apprentissage de la vie en société que de moyens d’exprimer ce qu’on veut dire au monde.